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le cancer

 
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sousouyawika
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: 21/11/2006 13:59:54    Sujet du message: le cancer Répondre en citant

Qu'est ce que le cancer ?


Contrairement à certaines croyances, les individus en bonne santé ne sont pas porteurs de cancers "dormants" qui se déclencheraient au hasard des aléas de la vie. Le cancer ne se transmet pas non plus d’une personne à l’autre.

Il s’agit plutôt d’une perturbation profonde et complexe du fonctionnement de certaines cellules.

Normalement, nos cellules se divisent uniquement pour assurer la croissance ou l’entretien de l’organisme et elles restent dans la partie du corps où elles sont supposées se trouver.

A l’intérieur de chaque cellule, plusieurs gènes (parties des chromosomes transmis par nos parents) surveillent étroitement ce processus. Pourtant, il arrive que des anomalies s’accumulent dans la cellule jusqu’à lui faire perdre le contrôle de ses multiplications.

Ces anomalies peuvent être causées notamment par des substances chimiques ou des rayonnements cancérigènes capables d’endommager les gènes.

Une accumulation de dégâts atteignant des gènes bien particuliers est donc nécessaire, ce qui prend d’habitude un temps considérable. Voilà pourquoi les cancers sont très rares chez les enfants, et de plus en plus fréquents avec l’âge.

Au départ de la première cellule qui se divise exagérément, une série de cellules excédentaires sont produites qui, à leur tour, se multiplient sans contrôle.

Ces cellules développent la particularité de pouvoir s’échapper de leur lieu d’origine pour partir coloniser d’autres parties du corps.

Cela peut se produire par les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Il se forme alors des colonies de cellules cancéreuses à distance de la tumeur d’origine. En langage médical, ces colonies s’appellent des métastases. Elles sont responsables de la gravité de la maladie, raison pour laquelle il vaut mieux traiter un cancer avant qu’il ait eu l’occasion de se généraliser par l’envoi des métastases.

Dernière précision de vocabulaire: une tumeur ne veut pas toujours dire cancer. Il s’agit d’une masse de cellules qui peuvent être cancéreuses ou non. Dans le premier cas, on parle de tumeur maligne (cancer), dans le second cas, il s’agit d’une tumeur bénigne.


Les différents types de cancer


    Les cancers de l'estomac


L’incidence des cancers de l’estomac, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas par an, a globalement diminué depuis plusieurs années dans toutes les régions du monde.

Cette diminution est essentiellement le fait de la raréfaction des localisations gastriques basses. Elle contraste avec l’augmentation de l’incidence des localisations gastriques hautes.

Le cancer de l’estomac est rare avant 40 ans. L’âge moyen au moment du diagnostic est d’environ 70 ans. On note une prédominance masculine.


    Les cancers du gros intestin


Cette maladie est un peu plus fréquente chez l’homme que chez la femme. Pourtant, il s’agit du 2ème cancer chez la femme (après les cancers du sein) et du 3ème chez l’homme (après les cancers du poumon et de la prostate).

Exceptionnels avant 40 ans, leur fréquence augmente nettement à partir de la cinquantaine.

L’âge moyen des patients est plus élevé chez les femmes (72 ans) que chez les hommes (69 ans).

Plus de la moitié des cancers du gros intestin se situent dans sa partie terminale (sigmoïde et surtout rectum).

Un cancer du gros intestin se développe presque toujours au départ d’une excroissance (un polype bénin) de la muqueuse. Au fur et à mesure de sa progression, il envahit les couches profondes de la paroi intestinale. Lorsque des cellules cancéreuses ont pénétré suffisamment en profondeur pour atteindre des vaisseaux sanguins ou lymphatiques, elles peuvent s’échapper et aller coloniser des ganglions ou des organes distants (le foie, parfois les poumons ou les os).

Le degré de développement d’un cancer du gros intestin est déterminé en fonction des couches de la paroi intestinale atteintes par la tumeur et de la présence ou non de métastases (dans les ganglions ou d’autres parties du corps).

Deux classifications coexistent pour décrire le stade de la maladie : "Dukes" et "TNM". Si vous entendez le médecin employer ces termes au sujet de votre cancer, faites-vous expliquer ce qu’ils signifient dans votre cas particulier.


    Le cancer du larynx


Le plus souvent, le cancer du larynx débute au niveau de la muqueuse du larynx. Le siège de la tumeur détermine, dans une large mesure, les symptômes observés, l’évolution de la maladie et les traitements
envisageables.
• Dans notre pays, cette tumeur est localisée, dans deux tiers des cas, au niveau des ordes vocales (cancer glottique).
• Chez près d’un tiers des patients, la tumeur est localisée au-dessus des cordes vocales (cancer sus-glottique).
• Chez un petit nombre de patients, la tumeur se situe en dessous des cordes vocales (cancer sous-glottique).
Comme dans la majorité des formes de cancer, des métastases peuvent être observées en cas de cancer du larynx. Le plus souvent, elles se situent au niveau des ganglions lymphatiques du cou. La présence ou non de métastases dépend, entre autres, de la localisation du cancer, de sa taille et de sa croissance. Si une tumeur du larynx est localisée au-dessus des cordes vocales, le risque de métastases est plus important que si la tumeur est située au niveau ou en dessous des cordes vocales. Cette variation du risque est liée au fait que la région située au-dessus des cordes vocales contient plus de vaisseaux lymphatiques que le reste du larynx. A un stade avancé de la maladie, des métastases peuvent également aboutir dans les poumons après diffusion des cellules cancéreuses par le sang.
Des changements peuvent être observés au niveau du tissu laryngé qui peuvent, ensuite, dégénérer en cancer si le patient n’est pas traité. Ces changements tissulaires sont appelés des lésions précancéreuses. Elles peuvent se présenter sous la forme d’une inflammation chronique des cordes vocales et donner des symptômes similaires à ceux d’un cancer du larynx.
Le tabagisme et l’alcoolisme augmentent le risque que ces lésions pré-cancéreuses se transforment en cancer. Après traitement, et si le patient arrête de fumer et de boire, le risque de récidive des lésions précancéreuses est minime.



    Les cancers de l'ovaire


Ils apparaissent surtout chez les femmes de plus de 55 ans, mais peuvent survenir à tout âge. Un type particulier de cancer de l’ovaire, les tumeurs à cellules germinales (voir ci-dessous), se manifeste chez des femmes généralement plus jeune.
Il existe des tumeurs bénignes et malignes (cancéreuses) des ovaires. Les tumeurs bénignes ne seront pas abordées ici.

Les tumeurs malignes se distinguent entre elles par le type de tissu au départ duquel elles se développent. Globalement, on en distingue trois types.

- Le type le plus fréquent, 80 à 90 % des tumeurs, apparaît au départ de la couche cellulaire externe de l’ovaire (l’épithélium); on leur donne le nom de tumeurs épithéliales de l’ovaire; il en existe plusieurs sous catégories.

- Une seconde catégorie est appelée tumeurs du stroma ou tumeurs stromales.

- Enfin, il y a les tumeurs germinales, qui se développent au départ des cellules du même nom.

La distinction entre ces différents types de cancers est importante parce que le traitement diffère d’une catégorie à l’autre.

Dans ce chapitre nous parlerons exclusivement des tumeurs épithéliales, qui sont de loin les plus nombreuses. A l’hôpital, on les appelle souvent "adénocarcinome". Il s’agit d’une dénomination plus précise pour désigner la forme la plus fréquente des tumeurs épithéliales.

Le cancer de l’ovaire peut se développer au départ d’un seul ou des deux ovaires. A un stade précoce, la maladie est limitée à (aux) l’ovaire(s).

Dès que la tumeur s’étend, un risque de dissémination menace la cavité abdominale. Les métastases se rencontrent alors surtout au niveau du péritoine, tissu qui tapisse la cavité abdominale et les organes qu’elle contient.

Par ailleurs, des métastases peuvent apparaître au niveau des ganglions lymphatiques par dissémination via la lymphe. Ce sont alors principalement les ganglions lymphatiques du bassin et de la cavité abdominale qui sont touchés. Ensuite, on peut observer une dissémination de la tumeur en direction des poumons et d’autres organes.

Des métastases par voie sanguine n’apparaissent que rarement dans le cas du cancer de l’ovaire, contrairement à d’autres types de cancer.
La présence d’un cancer de l’ovaire peut s’accompagner d’une accumulation de liquide dans la cavité abdominale, ce qui porte le nom d’ascite. Outre une production accrue de liquide abdominal, il y a souvent également un ralentissement de l’évacuation de ce liquide, les voies de résorption normales étant obstruées par les cellules cancéreuses.

L’ascite peut entraîner un gonflement de l’abdomen, qui s’accompagne d’une sensation de lourdeur. La quantité de liquide présente dans la cavité abdominale peut varier de quelques centilitres à plusieurs litres. En ponctionnant ce liquide, il est possible de réduire temporairement la gène qu’il occasionne.
Ce sont des tumeurs à mi-chemin entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne de l’ovaire.

Parmi l’ensemble des tumeurs épithéliales, 10 à 15 % environ sont dites "borderline". Cela signifie qu'elles se situent à la limite entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne de l’ovaire.

Les patientes présentant une tumeur dite "borderline"se voient par conséquent proposer un traitement différent de celui des femmes atteintes d’une tumeur franchement maligne. Le plus souvent, une intervention chirurgicale est suffisante, avec de bonnes chances de guérison.


    Cancers de la peau (mélanome)


Mélanome signifie littéralement: tumeur noire. Ce type de cancer apparaît au départ des mélanocytes ou cellules pigmentaires. Celles-ci sont présentes sous forme disséminée dans toute la peau. Elles peuvent également être réunies en petits amas et forment alors des taches pigmentées, comme les grains de beauté (naevi).

On parle de mélanome lorsque, en un endroit de la peau, les cellules pigmentaires se transforment en cellules cancéreuses. La tumeur maligne qui en résulte va se présenter comme une tache pigmentée qui grandit ou grossit, change de couleur,…

Un mélanome peut également apparaître au départ des cellules pigmentaires au niveau d’une zone de peau "saine", sans tache pigmentée préexistante.

Les mélanomes peuvent se développer en n’importe quel endroit de la peau. Chez les femmes, ils apparaissent un peu plus fréquemment au niveau des jambes, chez les hommes au niveau du tronc. Les zones recouvertes de poils, comme le cuir chevelu, peuvent également être atteintes.

Exceptionnellement, un mélanome peut apparaître dans la muqueuse d’un organe donné. Une muqueuse est une fine couche de tissu qui tapisse les cavités du corps. Ces mélanomes des muqueuses peuvent concerner la bouche, les cavités nasales et la gorge, ainsi que le vagin et l’anus.

Le mélanome survient parfois également au niveau de la muqueuse des paupières et dans l’œil proprement dit.

Tout comme n’importe quel autre cancer, un mélanome peut envoyer des métastases (colonies secondaires) ailleurs dans le corps. Par voie lymphatique, les cellules tumorales atteignent les ganglions lymphatiques du cou, des aisselles ou de l’aine (en fonction de la localisation de la tumeur) et s’y multiplient pour donner naissance à des métastases.





L’illustration 2 indique les ganglions lymphatiques régionaux pour un mélanome au niveau du bras,
l’illustration 3 pour un mélanome au niveau de la jambe.

Les cellules cancéreuses peuvent également disséminer par voie sanguine vers d’autres endroits de l’organisme, par exemple vers les poumons, le foie, un autre site cutané ou le cerveau. Les métastases commencent néanmoins presque toujours par apparaître au niveau des ganglions lymphatique régionaux.


    Cancers de la peau (non mélanome)


Les deux formes de cancers cutanés qui se développent à partir des cellules de l’épiderme proprement dites, le carcinome basocellulaire et le carcinome spinocellulaire, sont de loin les plus fréquents, puisqu’ensemble ils représentent environ 80% des cas de cancers de la peau.

Le mélanome, qui apparaît au départ des cellules pigmentaires de l’épiderme, concerne environ 10% des patients atteints de cancer cutané. Chez les 10% restants, il s’agit de diverses autres formes relativement rares de cancers cutanés. Celles-ci ne seront pas abordées dans ce document.

Par ailleurs, il existe des lésions cutanées qui ne sont pas cancéreuses, mais qui peuvent le devenir: on leur donne le nom de lésions précancéreuses ou de stades précurseurs du cancer.

Les cancers cutanés atteignent tant les hommes que les femmes, à l’exception du mélanome, plus fréquent chez les femmes.
Environ 70% des cas de cancers cutanés sont des carcinomes (ou épithéliomas) basocellulaires. Ce type de cancer survient surtout chez les personnes âgées de quarante-cinq ans et plus, mais des personnes plus jeunes peuvent également en être atteintes.

Le carcinome basocellulaire croît très lentement et ne donne presque jamais naissance à des métastases. Par conséquent, on parle de "tumeur à malignité locale". Il est la forme la moins dangereuse de cancer cutané.

Néanmoins, un carcinome basocellulaire nécessite un traitement approprié, faute de quoi, il peut s’étendre en profondeur et atteindre les tissus situés sous la peau. Dans ce cas, les chances de guérison diminuent et le traitement devient beaucoup plus difficile.
Dix pour cent des cas de cancer cutané sont des carcinomes (ou épithéliomas) spinocellulaires. Ce type de cancer apparaît surtout chez les personnes âgées de soixante ans et plus.

Sa croissance est plus rapide que celle du carcinome basocellulaire. En l’absence de traitement, il finit par donner naissance à des métastases, généralement via les ganglions lymphatiques situés à proximité de la tumeur. Le carcinome spinocellulaire est par conséquent plus agressif que le carcinome basocellulaire. En cas de traitement précoce, les perspectives sont toutefois très favorables.

Il existe différentes anomalies qui ne sont pas encore des cancers, mais qui peuvent le devenir: ce type de lésions "précancéreuses" se rencontre principalement chez les personnes âgées.

Une lésion "précancéreuse" peut se transformer en un carcinome spinocellulaire. Cette transformation n’est pas fréquente, mais il convient de tenir compte d’une telle éventualité. En présence de ce type de lésions cutanées, il est dès lors préférable de consulter un dermatologue.

Tout comme les différentes formes de cancers cutanés, les lésions "précancéreuses" de la peau apparaissent généralement sous l’influence d’un excès de rayons ultraviolets. La principale d’entre elles est la kératose actinique.


    Les cancers du poumon


Il existe plusieurs formes différentes de cancers du poumon en fonction du type de cellule bronchique en cause. Pour confirmer que le point de départ de la tumeur se situe bien dans cet organe, on précise parfois "cancer primitif du poumon".

D’après l’aspect des cellules à l’examen microscopique, on parle soit de cancer à "petites cellules", aussi appelées "grains d’avoine" (20 à 25% des cas), ou de cancers "non à petites cellules" (75 à 80% des cas). Parmi ces derniers, on identifie plusieurs catégories distinctes.

Le type de cancer du poumon détermine le choix du/des traitements, tout comme le degré d’extension de la maladie.

Les poumons peuvent aussi être le siège de métastases venant d’un cancer situé ailleurs dans l’organisme (par exemple un cancer du sein qui a envahi le poumon). Dans ce cas, il ne s’agit pas d’un cancer du poumon proprement dit et les traitements dépendront du cancer d’origine.
Les cancers du poumon peuvent s’accompagner d’un grand nombre de manifestations différentes (symptômes) qui ne sont toutefois pas spécifiques à cette maladie.

La nature des symptômes et leur plus ou moins grande rapidité d’apparition varient en fonction de la localisation de la tumeur à l’intérieur du poumon. Un cancer situé sur une grosse bronche a tendance à se manifester plus vite qu’une tumeur installée sur une bronchiole périphérique. La nature de la tumeur et son volume, ainsi que la présence éventuelle de métastases, influencent également les symptômes.

Dans 60 à 70% des cas, une modification de la toux, accompagnée ou non de crachats striés de sang, est le premier signe constaté par le patient.

Des infections pulmonaires à répétition, l’apparition d’un essoufflement, un enrouement de la voix ou des douleurs thoraciques peuvent également se manifester.

Parfois, on constate une altération de l’état général (fatigue, amaigrissement, fièvre chronique), des ganglions à la base du cou ou un gonflement du visage et du cou.

Aucun de ces symptômes ne veut automatiquement dire qu’un cancer du poumon est présent, mais ils justifient la réalisation d’examens médicaux.


    Cancers de la prostate


En cas de cancer de la prostate (appelé adénocarcinome, terme général pour les tumeurs glandulaires), des cellules anormales se multiplient de façon anarchique et envahissent de proche en proche, d’abord le tissu prostatique, puis les autres organes situés au contact direct de la prostate (vésicules séminales, vessie, rectum). Des cellules cancéreuses peuvent également s’échapper par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Elles partent alors coloniser d’autres parties du corps et y former des tumeurs secondaires appelées métastases.



Par voie lymphatique, les métastases atteignent les ganglions à proximité de la prostate. Si les cellules cancéreuses sont véhiculées par le sang, des métastases apparaissent le plus souvent dans les os. Elles peuvent également se développer dans les poumons et/ou le foie. Il ne s’agit pas, dans ces cas, d’un cancer primitif des os, des poumons ou du foie, mais bien d’un cancer de la prostate qui a envahi ces organes.

Certains cancers prostatiques évoluent de façon très lente et sans symptômes, tandis que d’autres se développent beaucoup plus rapidement, avec envahissement loco-régional et métastases à distance.

Le cancer de la prostate touche majoritairement des hommes relativement âgés.
En 1998, plus de 5.000 nouveaux cas ont été diagnostiqués dans notre pays.
Environ trois quarts des patients avaient plus de 65 ans.
Il s’agit actuellement de la forme de cancer la plus fréquente chez l’homme.


    Cancers du rein


Le cancer du rein est relativement peu fréquent. En Belgique, on enregistre près de 850 nouveaux cas par an. Cette maladie peut apparaître à tout âge, mais est surtout présente entre 45 et 60 ans. On dénombre davantage de cas chez les hommes que chez les femmes.

Il existe différents types de tumeurs malignes du rein:

• la tumeur du rein la plus fréquente chez l’adulte est l’adénocarcinome rénal. Cette tumeur apparaît au niveau des tubules rénaux, qui font partie des petits filtres (néphrons) du rein.

• le carcinome de l’épithélium de transition est une tumeur qui apparaît dans le bassinet ou dans les uretères. L’épithélium de transition (ou urothélium) est une couche de cellules qui tapisse la paroi interne du bassinet, des uretères et de la vessie. Ce type de cancer du rein est souvent associé à des tumeurs de la vessie.

• le néphroblastome - également connu sous le nom de tumeur de Wilms - est un type rare de cancer du rein qui survient chez les jeunes enfants.

Ce document est consacré à l’adénocarcinome rénal, qui représente environ 80% des cas de cancer du rein.

Le terme de "stade" s’utilise pour désigner l’extension de la maladie dans l’organisme.

En cas de tumeur rénale, la détermination du stade se base sur:

• la taille de la tumeur;
• son degré d’extension dans les tissus environnants;
• la présence éventuelle de métastases dans les ganglions lymphatiques et/ou dans d’autres organes.

métastases
Comme pour la plupart des formes de cancer, une tumeur rénale peut engendrer des métastases. Plus un cancer se développe, plus la probabilité que des cellules s’échappent s’accroît. Ces cellules peuvent disséminer par voie sanguine et lymphatique. Elles s’installent ensuite dans d’autres organes et y forment des tumeurs secondaires appelées métastases.

Le cancer du rein peut métastaser en direction des poumons, des ganglions lymphatiques, des os, du foie et du cerveau. Ces métastases sont constituées de cellules de cancer du rein et elles doivent donc être traitées comme un cancer du rein. Une tumeur peut également croître au travers de la capsule conjonctive du rein pour s’étendre dans les tissus environnants.

On sait peu de chose sur les causes du cancer du rein.

Le tabagisme semble favoriser son apparition.

On connaît jusqu’à présent deux pathologies héréditaires rares, dans lesquelles un adénocarcinome rénal est susceptible d’apparaître. Il s’agit du syndrome de Von Hippel-Lindau et du carcinome papillaire héréditaire des cellules rénales.

En dehors de ces exceptions, on ne sait pas de manière claire si l’hérédité joue un rôle dans l’apparition du cancer du rein et, si oui, dans quelle mesure.

Pour un petit nombre de patients, le cancer du rein est particulièrement fréquent dans leur famille.

Si vous vous posez des questions sur l’éventuel caractère héréditaire de votre maladie, le mieux est de discuter de ce point avec votre médecin traitant.

Le cancer du rein, comme tous les autres types de cancers, n’est pas contagieux.


    Cancers du sein


Il n’existe pas un type unique mais plusieurs types de cancers du sein, de sorte qu’il faudrait plutôt parler des cancers du sein.
Le singulier est avant tout une commodité de langage que nous adopterons d’ailleurs sur ce site.

Dans notre pays, les femmes payent un lourd tribut face à ce cancer, tant en ce qui concerne le nombre de personnes concernées qu’au niveau des changements profonds de l’image de soi.

Les chiffres qui suivent sont éloquents:

• près de 7.000 nouveaux cas de cancer du sein apparaissent chaque année en Belgique;
• une femme sur douze sera atteinte d’un cancer du sein au cours de sa vie;
• le cancer du sein est le premier des cancers de la femme en terme de fréquence.

Le cancer du sein apparaît très rarement chez l’homme. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre au chapitre qui y est consacré : Cancer du sein chez l'homme.

75% des cas de cancer du sein apparaissent après l’âge de 50 ans.

La présence d’une boule dans le sein, une douleur ou un écoulement par le mamelon, sont les anomalies le plus souvent constatées par les femmes. L’interrogatoire et l'examen médical sont orientés en fonction de la plainte.

L'examen médical proprement dit comprend l'inspection et la palpation des seins.

L'inspection recherche surtout une anomalie de la forme du sein, une modification de la coloration de la peau, une anomalie au niveau du mamelon. L’examen clinique est réalisé d’abord bras pendants le long du corps.
Le médecin demandera ensuite de relever les bras au-dessus de la tête puis de mettre les mains à la taille. La modification la plus évocatrice d’un cancer est une rétraction localisée de la peau.

La palpation concerne chaque sein ainsi que certains endroits où se trouvent des ganglions (sous les bras, au-dessus et au dessous des clavicules)

La douleur au niveau d’un sein est d’origine variable. Elle peut être cyclique (avant les règles) ou non-cyclique (en cas d’abcès, de kyste, etc.). C’est cependant rarement un signe précoce de cancer du sein.
L’anomalie au niveau du mamelon la plus fréquente est l’eczéma. Plus rarement, un cancer peut se manifester par un écoulement ou une rétraction au niveau du mamelon.

Un traumatisme au niveau du sein motive dans certains cas la réalisation d’une mise au point au terme de laquelle un cancer pourra éventuellement être mis en évidence. Cependant, si le traumatisme est parfois l’occasion de découvrir un cancer, il n’est pas à l’origine du développement de celui-ci.


    Cancers du sein chez l'homme


Le cancer du sein chez l’homme est une maladie rare. Il représente ± 1 % de l’ensemble des cancers du sein (Chiffres de 1995 pour la Belgique: 52 cas de cancers du sein chez l’homme contre 4.911 chez la femme). L’âge moyen de l’homme atteint d’un cancer du sein se situe entre 60 et 65 ans, soit 5 ans plus tard en moyenne que chez la femme.
Des éléments tels l’hérédité, l’exposition aux radiations et une histoire de maladie bénigne du sein constituent des facteurs de risque communs aux hommes et aux femmes. Il existe toutefois des facteurs spécifiques aux hommes comme par exemple: une fonction testiculaire diminuée (moindre synthèse de testostérone), un syndrome de Klinefelter (pathologie rare caractérisée par la présence d’un chromosome X supplémentaire, des organes sexuels peu développés, des anomalies hormonales et une gynécomastie, c’est-à-dire une augmentation du volume des seins) et diverses atteintes testiculaires (orchite, traumatisme ou testicules non descendus).

Au niveau de la prédisposition génétique, le gène BRCA2 peut être associé à un risque élevé de cancer du sein chez l’homme. Quant au gène BRCA1, plus souvent associé au cancer du sein chez la femme, il ne semble pas être lié au cancer du sein chez l’homme.

D’autres facteurs semblent également constituer des facteurs de risque sans que l’on en comprenne bien le pourquoi. Il s’agit, par exemple, de:

l’origine ethnique: selon les études menées par le NCI (National Cancer Institute, USA), les hommes de race noire sont plus fréquemment atteints que ceux de race blanche (18 hommes de race noire par million contre 8 hommes de race blanche par million).
la situation géographique: en Egypte, le cancer du sein chez l’homme représente 6 % de tous les cancers et en Zambie, il en représente 15 %. Il a été suggéré que la shistosomiase (maladie parasitaire atteignant notamment le foie) pourrait être à l’origine d’un excès de synthèse d’œstrogène, ce qui favoriserait le développement de ce type de cancer. D’autres experts suspectent, par contre, un lien entre une atteinte du foie et la malnutrition.
Le cancer du sein masculin possède de nombreux points communs avec celui de la femme à quelques particularités histologiques près, comme l’absence de type lobulaire. La plupart des cancers du sein chez l’homme sont, tout comme chez la femme, des carcinomes. La forme la plus fréquente est le carcinome infiltrant des canaux galactophores (73% des cancers du sein chez l’homme). Les hommes peuvent également développer une maladie de Paget ou un carcinome inflammatoire. Certains sarcomes peuvent aussi se présenter mais ils sont très rares. L’étude de la présence de récepteurs hormonaux chez les hommes atteints d’un cancer du sein indique que celui-ci serait hormonodépendant dans 80% des cas.

Une petite masse douloureuse, généralement détectée par le patient lui-même, est le symptôme le plus fréquent dans les cas de cancer du sein chez l’homme. Le plus souvent, une «boule» apparaît en dessous de l’aréole (zone colorée entourant le mamelon), où le tissu mammaire est concentré. Souvent, des écoulements sanguinolents et sérosanguinolents sont présents.

Tout comme chez la femme, le diagnostic de cancer du sein chez l’homme ne peut être établi qu’après anamnèse, examen, mammographie ainsi qu’une confirmation après aspiration à l’aiguille fine et/ou biopsie chirurgicale. Un caryotype (technique utilisée pour analyser le profil chromosomique d’un patient) peut être réalisé s’il y a suspicion d’un syndrome de Klinefelter.


    Cancers du testicule


Un cancer du testicule trouve le plus souvent son origine au niveau des cellules qui produisent le sperme, qui portent le nom de cellules germinales. Une tumeur de ce type porte donc également le nom de tumeur germinale.

Il existe, outre ces tumeurs germinales, divers types plus rares de cancers du testicule qui apparaissent au niveau de cellules testiculaires remplissant un autre rôle. Ce document traite exclusivement de la forme la plus fréquente de cancers du testicule, à savoir les tumeurs germinales.

On distingue différents types de tumeurs germinales:

• les séminomes;
• les non-séminomes: il s’agit d’un nom générique désignant l’ensemble des tumeurs germinales autres que le séminome;
• les tumeurs combinées, réunissant à la fois un séminome et un non-séminome: ce type de tumeur est proportionnellement rare.

La distinction entre ces différentes tumeurs repose sur le type de cellules qui les compose. Il existe entre elles des différences en ce qui concerne le rythme de croissance de la tumeur et la mesure dans laquelle celle-ci donne naissance à des métastases. La détermination du type précis de cancer est importante pour le choix des traitements.
En cas de cancer du testicule, les cellules cancéreuses peuvent disséminer dans l’organisme par voie lymphatique et sanguine.

Lors de dissémination des cellules cancéreuses par voie lymphatique, des métastases peuvent apparaître au niveau des ganglions lymphatiques. Il en résulte une augmentation du volume de ces ganglions lymphatiques. Les zones ganglionnaires susceptibles d’être atteintes sont les suivantes:

• les ganglions lymphatiques situés à l’arrière de la cavité abdominale, à proximité des vertèbres lombaires;
• les ganglions lymphatiques proches de la clavicule gauche;
• les ganglions lymphatiques situés entre les poumons.

Des métastases au niveau des ganglions lymphatiques inguinaux ne surviennent que rarement.
Lors de dissémination des cellules d’une tumeur du testicule par voie sanguine, des métastases peuvent apparaître au niveau des poumons, du foie et d’autres organes. Ces métastases sont constituées de cellules cancéreuses en provenance du testicule et elles doivent également être traitées comme un cancer du testicule.
Une tumeur au niveau d’un testicule risque d’entraîner une diminution de la qualité du sperme. Elle peut avoir une stérilité pour conséquence.


    Cancers de l'utérus


Le cancer endométrial se développe à partir de la muqueuse du corps de l’utérus, l’endomètre.
Il est le quatrième cancer féminin, par ordre de fréquence (après les cancers du sein, du gros intestin et du poumon).

Le cancer de l’endomètre prédomine chez la femme âgée (après la ménopause), en surpoids et n’ayant jamais eu d’enfant. Cependant, des cas du cancer endométrial sont recensés en nombre de plus en plus élevé chez des femmes jeunes ne présentant aucun de ces facteurs de risque.

Toute augmentation de l’influence des œstrogènes (hormones féminines) augmente le risque de cancer endométrial, cette “hyperœstrogénie” pouvant être liée, par exemple, à l’obésité, à une tumeur estrogénosécrétante, à la prise de la pilule contraceptive ou de tamoxifène.

En raison de symptômes précoces sous la forme de saignement en dehors des règles ou une abondance anormale de celles-ci, le cancer endométrial est souvent diagnostiqué à un stade débutant.

Il n’y a pas, à ce jour, de techniques spécialisées permettant d’être employées pour un dépistage de masse des femmes ne présentant pas de symptômes. Ce dépistage ne devrait dès lors être appliqué qu’à une
population de femmes dont le risque est particulièrement élevé:

• femme ménopausée prenant des œstrogènes au long cours;
• femme ménopausée obèse, particulièrement s’il existe une histoire familiale de cancer de l’endomètre, du sein, de l’ovaire ou du gros intestin;
• femme dont la ménopause s’est produite après l’âge de 52 ans;
• femme pré-ménopausée présentant certains problèmes d’ovulation (p.e. syndrome des ovaires micropolykystiques).

Le frottis cervical (utilisé pour le dépistage du cancer du col de l’utérus) ne peut être considéré comme un test de dépistage pour le cancer endométrial. En effet, seulement 50% des femmes atteintes d’un cancer de
l’endomètre présenteront un frottis cervical anormal (cellules endométriales malignes).

Par contre, la présence de cellules endométriales sur le frottis cervicovaginal d’une femme ménopausée attirera l’attention du médecin. En effet, des cellules endométriales normales au frottis cervicovaginal sont
associées dans un certain nombre de cas à une prolifération exagérée de l’endomètre (stade précancéreux) et à un cancer. Si ces cellules endométriales sont atypiques, le risque que la patiente soit atteinte d’un
cancer est accru.

En pratique, deux méthodes sont à la disposition des médecins pour le dépistage des femmes à risque:

• l’échographie transvaginale estimant l’épaisseur de la muqueuse endométriale;
• la biopsie endométriale.

En cas de résultats ou de symptômes suspects, le médecin décidera de pratiquer une hystéroscopie (visualisation de l’utérus au moyen d’un tube optique) et un curetage biopsique.
Un cancer endométrial est suspecté chez les femmes qui présentent les symptômes suivants:
• saignements après la ménopause;
• perte de pus par le col utérin après la ménopause;
• présence de cellules endométriales au frottis cervico-vaginal, même en l’absence de tout symptôme;
• saignements entre deux menstruations ou augmentation significative du volume des règles au moment de la ménopause;
• saignements vaginaux anormaux avant la ménopause.

Ces situations nécessitent une hystéroscopie et un curetage biopsique sous anesthésie générale afin de poser ou de rejetter le diagnostic de cancer.


    Cancers du col de l'utérus


Entre 85 et 90 % des cancers du col se développent à partir d’une lésion bénigne, appelée «condylome » ou «papillome » du col. Cette lésion est d’origine virale. Le virus en cause est appelé «virus du Papillome Humain » ou HPV, dont il existe de multiples variétés. Toutefois, tous les papillomes ne vont pas devenir un cancer. Les plus susceptibles d’évoluer en cancer sont causés par les virus de type 16.

Les facteurs de risque sont connus depuis longtemps. L’âge précoce des premiers rapports sexuels, le nombre élevé de partenaires, les grossesses multiples, les autres maladies sexuellement transmissibles, les conditions socio-économiques défavorisées, la consommation tabagique, la contraception orale prolongée ou une diminution des défenses immunitaires sont autant de paramètres à risques.

La fréquence du cancer du col utérin est extrêmement variable d’une région du globe à l’autre. Ceci s’explique par des conditions sociologiques et médicales différentes, par des cultures sexuelles variables et peut-être par une susceptibilité génétique à l’HPV. Le cancer du col occupe la tête du classement dans la mortalité par cancer chez les femmes de certaines contrées en voie de développement. En Belgique, il occupe la quatrième place (4,52 %) des cancers chez la femme après le cancer du sein (33,66 %), le cancer colo-rectal (13,59 %) et le cancer de l’ovaire (4,98 %).


    Cancers des voies urinaires


Dans la vessie, on rencontre différentes sortes de cellules, ce qui explique que plusieurs types de tumeurs de la vessie peuvent apparaître.

Le type de tumeur maligne le plus fréquent se développe au départ de la muqueuse des voies urinaires - l’urothélium. Il représente plus de 90% des cas de cancer de la vessie. Ce texte traitera par conséquent uniquement de ce type de cancer.

Le cancer de la vessie est bel et bien considéré comme une maladie susceptible de toucher la muqueuse de l’ensemble des voies urinaires. Il est par conséquent possible que des tumeurs apparaissent simultanément en différents endroits des voies urinaires. C’est le cas chez un patient sur dix atteint de cancer de la vessie. Le spécialiste (dans ce cas-ci un urologue) tiendra compte de cette possibilité lors du diagnostic et du traitement.

Une tumeur de la vessie apparaît presque toujours au départ de la muqueuse de la paroi vésicale. En fonction de son mode de croissance, le cancer peut continuer à s’étendre dans l’épaisseur de la paroi
vésicale ou se développer dans la cavité (ou lumière) de la vessie.

Paroi vésicale - Dans le cas d’une tumeur située dans l’épaisseur de la paroi vésicale, on établit une distinction entre tumeurs à croissance superficielle et à croissance infiltrante.

Une tumeur à croissance superficielle se limite à l’épaisseur de la muqueuse vésicale. Une tumeur infiltrante s’étend à la fois dans la muqueuse et dans les muscles vésicaux. Lorsqu’une tumeur à croissance superficielle n’est pas traitée suffisamment rapidement, elle finit par s’étendre jusque dans les muscles vésicaux et devient alors infiltrante.

Lumière de la vessie - Tant les tumeurs à croissance superficielle que les tumeurs infiltrantes peuvent se développer dans la lumière de la vessie. Lorsque l’urologue examine de l’intérieur la cavité vésicale,

il lui faut distinguer les formes suivantes:





    Leucémies chroniques


Pour établir une distinction entre leucémies aiguës et leucémies chroniques, on a défini une classification qui se base sur le degré de maturité des cellules anormales.

En cas de leucémie aiguë, les cellules leucémiques ne parviennent pas à maturité et il apparaît rapidement une accumulation de globules blancs immatures. Des symptômes apparaissent en quelques semaines.

On parle de leucémie chronique lorsque toutes les cellules parviennent encore à un relatif degré de maturité. Ce processus se déroule plus lentement et, par conséquent, les symptômes n’apparaissent que plus tardivement.

Par ailleurs, on établit une distinction sur base du type cellulaire auquel appartiennent les cellules sanguines anormales. On distingue ainsi des leucémies lymphoïdes et des leucémies myéloïdes.

Une leucémie particulière se définit donc par la distinction entre forme aiguë ou chronique, et suivant le type de cellules sanguines en cause. Cette distinction a lieu sur base d’examens de la moelle osseuse et du sang et elle est importante pour la détermination du traitement. Le déroulement de la maladie peut également varier pour chacune de ces différentes formes.

Les leucémies les plus fréquentes sont les suivantes:

• leucémie lymphoïde aiguë;

• leucémie myéloïde aiguë;

• leucémie lymphoïde chronique;

• leucémie myéloïde chronique.

Une leucémie chronique débute de manière tellement insidieuse que le patient ne remarque rien d’anormal.

Au début, il ne se sent pas malade et il arrive assez souvent que cette affection soit découverte par hasard, par exemple lors d’un médical de contrôle ou lors d’un examen de routine préalable à une opération.

La prolifération excessive des cellules sanguines associée à cette forme de leucémie se déroule de manière très progressive.

Par conséquent, ce n’est qu’à un stade relativement tardif de la maladie que le patient constate une diminution de sa vitalité ou encore un gonflement des ganglions lymphatiques ou de la rate. A ce moment, la maladie évolue vraisemblablement déjà depuis quelques années.

Lorsque le diagnostic est posé, la moelle osseuse saine est souvent déjà partiellement envahie. Cet envahissement est dû à la production excessive de globules blancs anormaux. Il se traduit notamment par une légère anémie consécutive à un déficit en globules rouges.

Parfois, on constate également un déficit en plaquettes sanguines et en globules blancs sains.

En cas de leucémie myéloïde chronique, ce sont les symptômes suivants qui prédominent:

• anémie et symptômes associés, dont la fatigue;

• hypertrophie (gonflement) de la rate.

En cas de leucémie lymphoïde chronique, les principaux symptômes sont:

• gonflement des ganglions lymphatiques au niveau du cou, des aisselles et/ou de l’aine;

• hypertrophie (gonflement) de la rate;

• infection des voies respiratoires supérieures.

L’anémie, mais aussi le gonflement des ganglions lymphatiques peuvent, bien entendu, avoir une autre cause qu’une leucémie. Seul un examen médical permettra de déterminer avec précision la raison de ces anomalies.

Lorsqu’un patient présente un ou plusieurs des symptômes décrits ci-dessus, le médecin effectue un examen physique et demande des analyses sanguines.

Si nécessaire, des examens plus approfondis sont prescrits afin de déterminer la composition du sang, en particulier en ce qui concerne les globules blancs. Ainsi, on recherche notamment le pourcentage des différents globules blancs (lymphocytes, granulocytes, monocytes…).

Lorsque l’analyse de sang démontre que:

• le nombre de cellules sanguines d’un certain type est anormalement élevé ou anormalement bas,

• le rapport entre ces cellules est anormal,

• des cellules anormales sont présentes dans le sang,

des examens complémentaires sont nécessaires. Le patient est alors adressé à un spécialiste pour un examen approfondi de la moelle osseuse. Une ponction, ou éventuellement une biopsie est réalisée dans ce but.



    Leucémies aiguës de l'adulte


Les manifestations d’une leucémie sont assez différentes pour les formes aiguës et chroniques de la maladie.
Lors d’une leucémie aiguë, les symptômes apparaissent rapidement chez une personne qui, auparavant, se portait habituellement tout à fait bien. La leucémie aiguë commence à se manifester par des phénomènes tels que:

• pâleur;
• fatigue;
• hémorragies spontanées;
• infections ne guérissant pas;
• fièvre.

Fatigue, pâleur, mais aussi essoufflement et palpitations cardiaques sont des symptômes qui surviennent suite à l’anémie. Cette anémie apparaît en raison d’un déficit en globules rouges. Suite à un déficit en plaquettes, le sang coagule plus difficilement. Cela s’accompagne de saignements au niveau des gencives, de bleus, de menstruations anormalement abondantes et de taches de sang présentant l’aspect de petits points rouges dans l’épaisseur de la peau, principalement sur les jambes.
En raison du dysfonctionnement des glo-bules blancs, le risque d’infection s’accroît (par exemple des infections de la gorge, des voies respiratoires ou des voies urinaires). Parfois, le patient présente de la fièvre et des suées nocturnes, cela sans cause précise apparente.

Les symptômes cités ci-dessus, en tout cas ceux consécutifs à l’anémie, peuvent bien entendu également être la conséquence d’affections autres qu’une leucémie. Seul un examen médical permettra de démontrer à quoi sont dues ces anomalies.


    Leucémies chez les enfants


Les leucémies de l’enfant sont des affections heureusement rares dont le pronostic vital s’est amélioré ces dernières années.

Les facteurs responsables de cette amélioration sont nombreux: une meilleure connaissance de la maladie, en particulier due aux progrès de la biologie moléculaire, de meilleurs schémas de traitement, une meilleure prévention des effets se-condaires, etc.

Cette amélioration est le fruit d’une prise en charge globale de l’enfant.

Des résultats très encourageants ne doivent cependant pas conduire à l’immobilisme. Il reste en effet deux défis majeurs à relever: trouver de nouvelles approches thérapeutiques pour les enfants qui rechutent et diminuer les séquelles à long terme.


    Maladie de Hodgkin


La maladie de Hodgkin est une forme de cancer du système lymphatique. Lors de cette maladie, on observe une prolifération anormale d’un certain type de globules blancs (les lymphocytes). Le médecin anglais Thomas Hodgkin avait déjà décrit cette maladie en 1832. Sur base de la présence de cellules de Hodgkin caractéristiques, la maladie se distingue de tous les autres types de cancer des ganglions lymphatiques, auxquels on donne le nom générique de lymphome non Hodgkinien.

En cas de maladie de Hodgkin, la croissance cellulaire anormale entraîne une augmentation de volume des ganglions lymphatiques. Les lymphocytes anormaux ne fonctionnent plus correctement. L’organisme perd donc une partie de son système de défense contre les virus et les bactéries et, par conséquent, des infections surviennent plus aisément.

Vraisemblablement, la maladie apparaît initialement en un endroit déterminé, habituellement un ganglion lymphatique. Dans de rares cas, la maladie débute ailleurs au sein du système lymphatique: dans la rate, le foie ou la moelle osseuse. Les vaisseaux lymphatiques transportent les cellules cancéreuses vers les autres ganglions lymphatiques. Finalement, ces cellules peuvent parvenir dans le sang et se disséminer à travers l’ensemble de l’organisme.

La maladie de Hodgkin est relativement rare. Dans notre pays, on en diagnostique chaque année environ 250 nouveaux cas. Cette maladie survient relativement fréquemment entre vingt et trente-cinq ans; plus rarement entre trente-cinq et cinquante ans; au-delà de l’âge de cinquante ans, le nombre de patients augmente avec l’âge. La maladie est un peu plus fréquente chez les hommes que chez les femmes.

Les causes de la maladie de Hodgkin restent largement inconnues. L’hérédité n’y joue apparemment aucun rôle déterminant. La maladie de Hodgkin, comme tous les autres types de cancer, n’est pas contagieuse.
Le plus souvent, le premier signe de la maladie de Hodgkin est un gonflement aisément palpable d’un ou de plusieurs ganglions lymphatiques au niveau du cou, de l'aisselle ou, bien que plus rarement, de l'aine. Habituellement, ces gonflements sont non douloureux. Parfois, ils sont sensibles à la pression.

Un gonflement des ganglions lymphatiques dans l’espace situé entre les deux poumons est également possible. Ceci peut engendrer des symptômes, comme par exemple une sensation d’oppression ou de la douleur dans la région du sternum.

Un gonflement des ganglions lymphatiques peut également être dû à d’autres causes, par exemple une infection.

Ce type de gonflement des ganglions lymphatiques se résorbe souvent spontanément après un certain temps. Lorsqu’un gonflement persiste pendant plus d’un mois, il est nécessaire de consulter son médecin.

La maladie de Hodgkin est quelquefois associée à un ou plusieurs des symptômes suivants:

alternance de poussées de fièvre et de périodes au cours desquelles la température est normale;
perte de poids et manque d’appétit;
forte fatigue sans raison apparente;
transpiration abondante, surtout la nuit, à tel point qu’il est nécessaire de changer de sous-vêtements ou de pyjama;
démangeaisons sur tout le corps;
douleur, à l’endroit des ganglions lymphatiques touchés, lorsque l’on boit de l’alcool.
Chez certains patients, les symptômes apparaissent dès le début de la maladie. Chez d’autres, ils ne se manifestent que plus tardivement, voire jamais, et le gonflement des ganglions lymphatiques est donc l’unique anomalie constatée. Les symptômes cités peuvent par contre également apparaître alors qu’aucun gonflement d’un ganglion lymphatique n’est (encore) palpable.

De la fièvre, une forte fatigue et des suées abondantes peuvent également survenir lors d’une grippe. Si ces symptômes persistent, il est alors raisonnable de se faire examiner par son médecin.


    Myélome multiple (la maladie de Kahler)


La maladie de Kahler, également connue sous le nom de myélome multiple, est la conséquence d’une prolifération maligne des plasmocytes de la moelle osseuse. Cette maladie doit son nom au médecin autrichien Otto Kahler, qui l’a décrite pour la première fois il y a une centaine d’années.

Vous avez pu lire précédemment que les différents types de plasmocytes produisent des anticorps différents. Dans une maladie de Kahler, les plasmocytes qui prolifèrent proviennent en fait tous d’un seul plasmocyte dégénéré. Comme ces plasmocytes sont tous apparentés entre eux, ils ne synthétisent qu’un seul type d’anticorps spécifique. C’est ce que l’on appelle la paraprotéine, laquelle est produite en quantités excessives.
La maladie de Kahler a un effet sur les os. Les plasmocytes qui proliférent produisent en effet une substance qui amène un certain type de cellules osseuses à favoriser la destruction osseuse.

Il en résulte une décalcification en certains endroits du squelette, ce qui donne naissance à des points de moindre résistance au niveau de l’os. De (petites) fractures peuvent aisément se produire à ces endroits de moindre résistance.
En raison de leur nombre important, les plasmocytes qui prolifèrent repoussent peu à peu les autres plasmocytes normalement présents dans la moelle osseuse.
La conséquence de cette compression est que la production de certains anticorps, nécessaires pour assurer la défense de l’organisme, diminue.

La production de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes se trouve également contrariée par cette compression. Cela se manifeste par de l’anémie, une sensibilité accrue aux infections bactériennes, un risque accru d’ecchymoses (bleus) et un temps de saignement prolongé des petites plaies.

La maladie de Kahler est une maladie relativement rare. En Belgique, on diagnostique chaque année 200 à 300 nouveaux cas de maladie de Kahler.
Cette maladie touche proportionnellement davantage d’hommes que de femmes, mais cette différence tend à se réduire depuis quelques années. La maladie de Kahler atteint principalement les personnes âgées de plus de soixante ans et ne survient que rarement au-dessous de quarante ans.

La maladie de Kahler n’est pas contagieuse. Dans l’état actuel des connaissances, il semble que l’hérédité ne joue aucun rôle dans l’apparition de cette maladie.

En ce qui concerne les causes de la maladie de Kahler, on n’a aucune certitude. Certains
chercheurs pensent que des inflammations chroniques pourraient jouer un rôle dans la
genèse de cette maladie. Pour lutter contre ces inflammations, les plasmocytes produisent de grandes quantités d’anticorps. Certains plasmocytes pourraient toutefois s’écarter de leur schéma de croissance
normal et se multiplier pour donner naissance à un groupe important de cellules qui produisent toutes le même anticorps, une paraprotéine.
Néanmoins il n’est absolument pas certain qu’un tel lien existe entre des inflammations chroniques et la maladie de Kahler.


    Tumeurs du cerveau


Les tumeurs cérébrales proprement dites ont leur origine dans le cerveau. On les appelle "tumeurs primitives". Il en existe de nombreuses formes, bénignes ou cancéreuses.

Mais le cerveau peut également être envahi par des métastases (colonies de cellules cancéreuses) dont le point de départ se situe dans un autre organe. Dans ce cas, il ne s’agit pas de tumeurs cérébrales et le traitement de ces métastases dépend du cancer qui leur a donné naissance (cancer du poumon, du sein, etc).

Chez l’enfant, la plupart des tumeurs cérébrales sont primitives, alors que chez l’adulte, il s’agit de métastases dans une majorité de cas.

Nous n’aborderons ici que les tumeurs primitives du cerveau.

Les informations reprises ci-dessous sont bien entendu de nature générale. Pour des précisions sur le cas particulier d’un malade, rien ne peut remplacer une discussion avec le médecin traitant.
La ou les causes précises d’une tumeur cérébrale restent le plus souvent inconnues.
Ces pathologies atteignent généralement des individus qui ne présentent aucune prédisposition particulière.
Un certain nombre de facteurs de risque ont néanmoins été identifiés.
Ainsi, une prédisposition familiale aux tumeurs gliales est parfois constatée.
L’exposition professionnelle aux radiations ou à certaines substances chimiques (formaldéhyde, chlorure de vinyle, acrylonitrile) augmenterait le risque.
Le sexe joue également un rôle, dans la mesure où les tumeurs cérébrales sont plus fréquentes chez l’homme que chez la femme.
Les dangers éventuels liés à l’utilisation de téléphones portables n’ont, jusqu’à présent, pas pu être confirmés scientifiquement.

Les symptômes sont très variables. Ils dépendent de la taille de la tumeur, de sa nature et de sa localisation. Les anomalies peuvent être directement dues au développement tumoral (destruction de tissus nerveux ou compression de nerfs), mais aussi réactionnelles (œdème par accumulation de liquide dans le tissu cérébral).
Les symptômes les plus fréquents sont :
des maux de tête (surtout marqués le matin),
des nausées et vomissements,
des perturbations de l’élocution, la vision ou l’audition,
des problèmes d’équilibre ou de coordination des gestes,
des perturbations de l’humeur ou des troubles de la personnalité,
des troubles de la mémoire,
une difficulté à se concentrer,
des secousses ou spasmes des muscles,
un engourdissement des membres ou des picotements dans les pieds et les mains,
etc.
Aucune de ces anomalies n’est automatiquement associée à une tumeur cérébrale.
Si vous constatez un ou plusieurs de ces troubles, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant.


    Lymphomes non hodgkiniens


Vous connaissez certainement le système sanguin. Plus rares sont les personnes qui savent à quoi ressemble le système lymphatique et qui en connnaissent le fonctionnement.

Le système lymphatique est constitué de vaisseaux et de tissu lymphoïde (ganglions et autres organes).

Les vaisseaux lymphatiques sont des canaux remplis d’un liquide incolore (la lymphe) en provenance des tissus. La lymphe transporte les déchets produits par l'organisme. On trouve également des globules blancs dans la lymphe. Par l'intermédiaire de canaux de diamètre de plus en plus important, ce liquide tissulaire rejoint finalement la circulation sanguine. Avant que la lymphe ne parvienne dans le sang, elle traverse au moins un ganglion lymphatique.

Les ganglions lymphatiques sont les stations d’épuration du système lymphatique: ils rendent inoffensifs les agents pathogènes, notamment les bactéries et les virus. En outre, ils filtrent les déchets présents dans la lymphe. Les ganglions lymphatiques se trouvent en divers endroits du corps: par exemple dans le cou (A), au niveau des aisselles (B), le long de la trachée (C), à proximité des poumons (D), près de l'intestin et derrière la cavité abdominale (E), dans la région du bassin (F) et au niveau de l’aine (G).

Outre les ganglions lymphatiques, du tissu lymphoïde est également présent dans d’autres organes, notamment au niveau de l'arrière-gorge (pharynx), des voies respiratoires, de la rate, de la paroi intestinale et de la moelle osseuse. Dans le tissu lymphoïde, on trouve un certain type de globules blancs, appelés lymphocytes.

Les lymphocytes sont produits dans la moelle osseuse, les ganglions lymphatiques et la rate (1). Ils circulent dans la lymphe et dans le sang. Ils jouent un rôle important dans la lutte contre les microbes et dans la production de substances de défense.





Le premier signe de lymphomes non Hodgkiniens est souvent un gonflement aisément palpable d’un ou plusieurs ganglions lymphatiques au niveau du cou, de l'aisselle ou, bien que plus rarement, de l’aine. Habituellement, ces gonflements sont indolores. Parfois, ils sont sensibles à la pression.

Un lymphome non Hodgkinien qui apparaît en un autre site du tissu lymphoïde produit des symptômes consécutifs aux dommages ou à l’augmentation de volume de l’organe concerné. C’est ainsi qu’un lymphome non Hodgkinien peut engendrer des symptômes analogues à ceux d’un ulcère de l’estomac ou d’une tumeur de l’intestin.

Les symptômes généraux qui sont susceptibles d’apparaître sont:
- épisodes fébriles, parfois en alternance avec des périodes au cours desquelles la température est normale;
- perte de poids;
- forte fatigue sans raison apparente;
- transpiration abondante, surtout la nuit.

Dans certains cas, les symptômes peuvent se manifester en même temps qu’un gonflement d’un ganglion lymphatique.
La présence des symptômes cités ci-dessus ne signifie pas nécessairement que l’on se trouve toujours en présence d’un lymphome non Hodgkinien. Un gonflement des ganglions lymphatiques peut également être dû à d’autres causes, par exemple une infection. Ce type de gonflement se résorbe souvent spontanément après un certain temps. Des symptômes tels que de la fièvre, une forte fatigue et des suées abondantes peuvent également survenir lors d’une grippe. Si un ganglion lymphatique demeure gonflé pendant plus d’un mois et/ou si les autres symptômes persistent, il est alors raisonnable de se faire examiner par son médecin.


    Cancers de la gorge


Les cancers du pharynx et du larynx (au carrefour des voies respiratoires et digestives) représentent respectivement +/- 260 et +/- 500 nouveaux cas enregistrés par an en Belgique.

Ils atteignent surtout des personnes entre 45 et 70 ans, avec un maximum vers 65 ans. Leur fréquence est nettement plus marquée chez l'homme que chez la femme, mais cette différence commence à s'estomper.


    Les cancers du pancréas


Les cancers du pancréas peuvent prendre naissance dans les différents types de cellules qui constituent cet organe. Dans la plupart des cas, la tumeur a son point de départ dans les petits canaux qui transportent les enzymes jusqu’au duodénum, mais elle peut également prendre naissance dans les cellules qui produisent l’insuline (îlots de Langerhans).

Les facteurs de risque sont assez mal connus. Le tabac est probablement le principal d’entre eux, les fumeurs étant deux fois plus souvent atteints que les non fumeurs.

L’obésité pourrait également jouer un rôle favorisant (régime alimentaire riche en graisses et en protéines animales).
Ce cancer est parfois précédé par une inflammation chronique du pancréas (pancréatite).
Les signes et symptômes d’un cancer du pancréas sont atypiques. Il peut s’agir de douleurs dans la partie haute de l’abdomen, irradiant vers le dos. Une altération de l’état général (amaigrissement, fatigue, etc.) s’installe rapidement. Autre phénomène fréquent : la compression des voies biliaires. La bile produite par le foie ne parvient plus à s’écouler dans l’intestin à cause du volume occupé par la tumeur. On constate alors une jaunisse (ictère : coloration jaune de la peau et du blanc des yeux avec des urines foncées et des selles décolorées). Cet ictère s’installe progressivement, sans fièvre ni douleur. Il s’accompagne d’une perte d’appétit, de démangeaisons et d’un amaigrissement.
L’insuffisance de sécrétion pancréatique provoque une diarrhée grasse (stéatorrhée). Une atteinte associée du pancréas endocrine provoque un diabète.


    Cancer du foie


Il existe de « vrais » cancers du foie qui ont leur point de départ dans cet organe. On parle alors de cancer primitif du foie. Le plus fréquent est le carcinome hépatocellulaire ou hépatocarcinome. Il se développe à partir des hépatocytes.

Dans de nombreux cas, le foie peut être envahi par des métastases (tumeurs secondaires) issues d’un autre cancer (du gros intestin, du sein, etc.). Il ne s’agit pas, dans ces circonstances, d’un cancer du foie puisqu’une tumeur est toujours déterminée en fonction de l’origine des cellules qui la composent.
Les signes cliniques sont très variables, généralement tardifs et non spécifiques du cancer. Il peut s’agir de douleurs abdominales, d’une fatigue anormale, de l’apparition d’une jaunisse, de la présence de liquide dans l’abdomen (ascite), d’une


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MessagePosté le: 21/11/2006 13:59:54    Sujet du message: Publicité

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